Lézard vert occidental

Lacerta bilineata Daudin, 1802

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Répartition



(source : Thiriet J. & Vacher J.-P. 2010 - Atlas de répartition des Amphibiens et Reptiles d'Alsace. BUFO, Colmar/Strasbourg, 273 p.)


Identification

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Juvénile Juv. à 4 lignes

Une espèce en danger d'extinction

Reproduction de “Le Lézard vert... de rage”, Fabien SANE, administrateur de BUFO - Citoyen Nature numéro 4.

A l'occasion d'une promenade sur le piémont vosgien, vous aurez peut-être déjà observé un gros lézard élancé, vert vif, se chauffant sur une pierre : c'est le Lézard vert, récemment renommé Lézard vert à deux raies. Pouvant dépasser 30 cm de longueur du bout du museau à la pointe de la queue, c'est la plus grande, mais aussi la plus rare des cinq espèces de lézards présentes en Alsace. C'est également le seul reptile en danger d'extinction dans notre région

Quelques îlots de survie

Elément faunistique à distribution para-méditerranéenne, le Lézard vert exige des milieux bien ensoleillés et riches en végétation. En Alsace, il est désormais confiné aux collines calcaires sous-vosgiennes où il fréquente les dernières pelouses sèches parsemées d'arbustes, et les rares secteurs du vignoble où persistent encore quelques haies et bouquets de végétation dense. Dans la vaste viticulture intensive, il est absent, faute de refuges et de ressources alimentaires suffisantes. Il en résulte un peuplement régional aujourd'hui spatialement fragmenté en îlots disséminés entre Thann et les environs de Sélestat.

Fragmentation et isolement

Plusieurs facteurs compromettent la survie à long terme de ces sous-populations, qui paraissent pourtant localement assez prospères. Le premier réside dans la dégradation ou la destruction des habitats, liées à l'extension de la viticulture ou aux remembrements. Le second, tout aussi pernicieux bien qu'agissant à plus long terme, est lié à la fragmentation du peuplement. L'isolement de la plupart des sous-populations entraîne un appauvrissement de leur diversité génétique sous l'effet de la consanguinité qui peut affecter la croissance, la fécondité ou le taux de survie des individus.

L'isolement est également préjudiciable au fonctionnement démographique de la population dans son ensemble. En empêchant la migration d'animaux depuis les zones à démographie excédentaire vers celles où elle est déficitaire, il accroît la probabilité d'extinction des sous-populations les moins dynamiques. Ainsi s'explique sans doute en partie la disparition récente de l'espéce dans le secteur de Mutzig, qui était la station la plus septentrionale, mais également la plus isolée du piémont vosgien.

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